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Enrique Vila-Matas, Paris ne finit jamais, 10/18, 2006. (traduction par André Gabastou)

Petit club fermé avec Pierre Michon et Claude Izner...
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Enrique Vila-Matas, Paris ne finit jamais, 10/18, 2006. (traduction par André Gabastou)

Daniel de Roulet, Dix petites anarchistes, Buchet-Chastel, 2018.
Daniel de Roulet (1944)
(Photo extraite du site de l'éditeur du livre)
Ce roman suit dix petites anarchistes, dix "belles insouciantes", de Saint-Imier, en Patagonie, par une île où s'est créé le rêve libertaire de L'Expérience, jusqu'à Buenos Aires, dix fortes femmes bien décidées à vivre en pratique leur idéal. Elles croiseront du beau monde, Bakounine, Malatesta, Louise Michel et des communards exilés.
Le site de l'auteur >> ici
Dazai Osamu, Déchéance d'un homme, Les Belles lettres, 2024. (traduction et présentation par Didier Chiche)
Vu l'austérité dans laquelle vit l'Angleterre de 1946, la facture du repas, que paie Orwell, est salée (un peu plus de six livres), et je me sens obligé de contribuer d'une façon ou d'une autre de contribuer à cette célébration de la bonne fortune de mon ami. J'aimerais lui offrir une petite gâterie, et je me souviens qu'un pub de Soho, le Dog and Duck, a mystérieusement fait l'acquisition d'un petit stock d'absinthe. Nous traversons donc Oxford Street et prenons place dans le bar minuscule, bondé de buveurs de bière s'empressant d'engloutir leurs pintes avant la fermeture. A travers un cube de sucre posé sur une cuillère, la barmaid verse de l'eau goutte à goutte dans le liquide, qui devient laiteux. Devant la curiosité de certains clients, elle se fend d'une explication détaillée et embarrassante, ponctuant son propos de remarques désobligeantes concernant les gens qui gaspillent leur argent précieux en frivolités. A Londres, les dépenses extravagantes sont alors encore mal vues, et nous remarquons que les habitués du Dog and Duck nous lancent des regards désapprobateurs.
George Woodcock, Orwell à sa guise, Lux, 2020. (traduction de Nicolas Calvé)
George Woodcock (1912-1995)
Livre paru en 1966, sous le titre "The Crystal spirit". George Woodcock rencontra Orwell (décédé au début de l'année 1950) vers la fin de l'année 1942. Relation qui évolua vers l'amitié.
L'écorché, Ruben Pellejero (dessins et couleurs), Florent Germaine et Frank Giroud (scénario), Dupuis, collection "Empreintes", 2 tomes, 2007.
L'écorché fait partie d'une série appelée Secrets, où Frank Giroud, le porteur du projet, creuse l'idée des secrets de famille.
Frank Giroud (1956-2018)
blog qui lui est consacré >> frank-giroud.blogspot.com
Au soir, Courbet eut de la fièvre. Il était agité. Il écrivit à Castagnary une lettre confuse. Il y lâchait la bonde à ses inquiétudes et s'ouvrait de l'impression qu'il avait parfois d'être suivi. Il se fit même la surprise d'écrire :" Je crains que mon beau-frère soit de la police secrète et qu'il soit spécialement chargé de me surveiller". Le lendemain, un docteur vint à Bon-Port pour regarder tout ça. Les écorchures et la plaie à la jambe étaient bénignes. En revanche le ventre, le pouls, le souffle, la couleur de l'urine, ne disaient rien de bon. Le docteur Duler fit au peintre des recommandations de repos, de tempérance, mais ce fut à Morel, ayant compris le fonctionnement de la maison, qu'il confia ses craintes. Si c'est le foie, comme je le pense, voilà monsieur mal engagé. Il lui faut changer de vie, du tout au tout, vous comprenez. Diminuez le vin et supprimez l'absinthe. Je vais vous faire une ordonnance. Je reviendrai le voir.
David Bosc, La claire fontaine, éditions Verdier, 2013.
David Bosc (1973)
C'est avec un entretien pour l'(excellente) revue Ballast que j'ai découvert cet écrivain. J'ai emprunté La claire fontaine à la bibliothèque (malheureusement ils n'ont que ce seul livre en catalogue),et j'ai été enchanté de sa lecture.
Courbet, c'est bien sûr le peintre, Gustave de son prénom.